La Grèce au fil de l’eau

La Grèce en quelques mots et au passé simple, soyons antiques, soyons chics. Nous partîmes en bus à 2 d’Istanbul et arrivâmes au même nombre et au petit matin à Athènes, les vélos bien au chaud dans des housses de voyage b’Twin toutes neuves. Pas loin de 100 kg de bagages, vélos et housses et sacoches comprises tout de même. Chaque mètre se gagne… Les Grec(que)s nous firent l’aréable surprise de ne pas ressembler à la mauvaise image que quelques touristes prirent plaisir à nous dépeindre. Gentils et serviables même. Nous nous retrouvâmes le soir venu dans un camping tout proche du cap Sounion, qui sert toujours de repose-colonnes au temple de Poséidon.

Deux jours plus tard, nous prîmes possession d’un fier vaisseau à voiles, un Sun Odyssey 32 que nous convoyâmes (si ce n’est l’inverse) de Lavrio à Corfu, qu’un loueur tout heureux de ne pas avoir à faire route lui même consentit à nous louer pour un prix sacrifié.

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Cartes postales d’ Istanbul

Le Bosphore:

Un petit bijou: l’église Saint Sauveur in Chora

La mosquée bleue :

Le très fameux musée Sainte Sophie (ex église, ex mosque) :

Et enfin le champion en action qui range nos beaux vélos dans les nouvelles housses achetées fraîchement à Décathlon:

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Istanbul: reine de la sublime porte

Le bus pris 10 heures plus tôt à Fethiye nous dépose de bon matin dans une gare routière entre deux autoroutes. Bon…Nous arrivons à faire comprendre aux employés de la gare que nous ne sommes pas frileux mais que nous risquons un peu notre vie à nous engager sur les voies rapides! Nous attendons quelques instants et un taxi accepte gentiment de nous prendre. Le vélos dépassent un peu du coffre mais leurs propriétaires se sentent franchement soulagés!

Nous débarquons 6 heures en avance à notre guesthouse ce qui nous laisse le temps de prendre un petit déjeuner avant l’atelier prévu à midi avec l’Association TEGV.

Voici quelques photos vous permettant de vous plonger dans l’ambiance toujours aussi sympathique de ces rencontres:

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De Demre à Fethiye: un air de vacances

Du 23 Avril au 3 Mai.

Nous quittons le camping d’Andriake et ses marins besogneux-tardifs pour goûter au calme de la grande et belle plage qui se trouve quelques kilomètres plus à l’Est, du côté de Demre. La plage est étrangement déserte, seules 3 bicoques-cafés-restaurants sur 2 kilomètres de langue de sable rappellent que la ville est à seulement quelques minutes.

La raison? L’endroit est un lieu très prisé des tortues « caretta-caretta » qui viennent y pondre leurs œufs. Parfait. Merci les tortues. Nous montons le camp dans les dunes quelques centaines de mètres dans les terres, avec le bon espoir de n’entendre aucun bruit de chantier. Pari réussi, la nuit se passe sans encombre.

Le lendemain ressemble fortement à la veille, avec une longue session « tri de photos et internet » et un camping au bord de la même plage.

Cette fois-ci, nous innovons: à nous les vacances, à nous les grillades: à nous le barbecue! Nous avons acheté une superbe grille que nous posons sur de superbes braises issues d’un superbe feu, et sur laquelle nous déposons des morceaux de poulets… pas superbes du tout!

Caramba, nos efforts ne sont pas récompensés… « Nous ferons mieux la prochaine fois! » qu’on a dit alors. Erreur. La superbe grille est dotée de superbes coins coupants qui ne tardèrent pas à faire la démonstration de leur caractère acéré sur la cheville de Sophie et (pire!) sur le double-toit de la tente.
3 jours plus tarde l’infâme instrument était offert de bon cœur à un couple de touristes rencontré dans les rues de Kaş.

Kaş?
Bah oui, Kaş, où nous ferons une halte 2 jours plus tard, après avoir embarqué les vélos sur « Atlas », superbe yacht de 5 mètres de long pour une croisière de 2 heures, qui nous vit découvrir les vestiges des restes de ruines (c’est pas peu dire) d’une antique cité lycienne engloutie sur les bords de l’île de Kekova,

ainsi qu’une bien belle presqu’île dominée par les vieilles pierres du village de Simena qu’on prendrait aisément pour un château d’une époque révolue et sur laquelle on trouve tout plein de restaurants pour le tout plein de touristes qui viennent admirer le coin à la journée, et quelques rares pensions où nous serions bien restés quelques jours.

Quelques vues du bateau:

Nous débarquons quelques milles plus loin, à Üchağiz, et hop c’est parti on partait on montait. Ça, dame, ça monte! Après 2 heures d’efforts, nous avons le sentiment du devoir accompli et bien que nos muscles d’acier en redemandent encore, nous nous trouvons une merveille de coin tranquille pour camper, cent mètres au-dessus de la route.

Là, tout n’est qu’ordre et beauté, Luxe, calme et volupté, comme on dit quand on s’appelle Baudelaire. « C’est quand même mieux qu’un coup de pied au cul, hein?! » auraient entendu à notre arrivée sur le site des chèvres aux alentours.

Le lieu tient ses promesses, et après une nuit de confort sans nul autre pareil, nous voici de nouveau sur les routes, avalant les côtes comme si c’étaient des andouillettes bien cuites et faisant montre de la même maîtrise impeccable dans les descentes qu’un pilier de comptoir à l’heure d’engloutir un p’tit blanc avant la fermeture.

À peine prenons-nous le temps de nous arrêter acheter un demi-litre de miel à de apiculteurs affairés autour de leurs ruches, et en milieu d’après-midi, après une ultime et longue descente en guise de récompense pour les interminables montées auxquelles nous nous sommes frottés (là c’est vrai…), nous voici donc à Kaş.

Kaş, c’est beau, c’est coincé entre une petite montagne bien raide et la mer qui découpe des baies plus fermées les unes que les autres dans le rivage. Point de gros hôtel à l’horizon, mais des dizaines de petites pensions le long des rues en pente qui partent du port. On aime beaucoup.

On y trouve aussi un théâtre grec tout restauré au pied d’une colline aussi déserte que proche du centre-ville, près duquel nous nous installons pour la nuit. Panorama de rêve et calme remarquable. Nous y reviendrons d’ailleurs le lendemain soir!

Le surlendemain, après quelques menues emplettes et balades aux alentours, nous enfourchons à nouveau nos bêtes de course et longeons la côte sur une vingtaine de kilomètres. Du Soleil. Des paysages de rêve. Presque pas de côte. Le bonheur.

Nous pouvons le dire: nous sommes plutôt super, méga contents!

Puis nous quittons la côte et retrouvons les côtes sur une dizaine de kilomètres avant d’abandonner les côtes et rejoindre la côte, à Patara.

Patara: ses ruines antiques et surtout, surtout, sa plage de sable blanc…

Nous restons 2 nuits dans les parages, la nuit en camping se révélant comme d’habitude bien plus bruyante que la nuit dans la pampa.

Et hop, vélo, et hop camping sur les flancs d’une colline à l’ombre des sapins, et re-hop re-vélo, et pouf nous voici à Fethiye. Pas de grand moment à raconter mais une ambiance bucolo-peinardo-estivale qui nous convient parfaitement.

Nous redoutions un tantinet Fethiye, ville plus grande que celles que nous avions traversées jusqu’alors (‘fin c’est pas New York non plus – 80 000 habitants), et plus proche de Marmaris, voire Bodrum, et donc du tourisme de masse, et donc des Anglo-saxons en marcel et en bière. Eh bah non, toujours pas de souci. Comme l’indique le Lonely Planet « Fethiye est incroyablement tranquille pour sa taille ».

Pour couronner le tout, nous trouvons une merveille de petite pension sur les hauteurs qui domine le port, avec un accueil tout se qu’il y a de sympathique.

Parfait! Nous y restons 2 nuits, l’une avant et l’autre après notre petite virée à une quinzaine de kilomètres de là, à Ölüdeniz.

Ölüdeniz, ancien havre de paix de hippies, coincé entre de hautes falaises (trèèèès hautes pour les cyclistes que nous essayons d’être) et bordé par un lagon, est désormais devenu un haut lieu touristique de la région. M’en fiche, si nous sommes là c’est entre autres pour que je puisse profiter du cadeau d’anniversaire que Sophie m’a fait: un baptême de parapente. Très chouette expérience que de s’envoler avec un homme accroché dans son dos!

Le retour à Fethiye est à peu près aussi rude pour les jambes que l’aller, mais nous nous montrons très dignes dans l’effort et arrivons sans encombre.

Le lendemain, nous faisons nos adieux à la côte turque et prenons un bus de nuit pour Istanbul. Arrivés en avance, nous ne rencontrons pas de difficulté pour glisser nos vélos dans la soute et admirons le cœur léger les paysages turques parsemés de nombreuses côtes!

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Eau turquoise et palmiers de la méditerranée: il faut d’abord pédaler pour y arriver!

Nous voilà fraîchement débarqués du bus à Antalya, ville pleine de promesses estivales, à un horaire de bureau: 8 heures, parfait!

Nous nous prenons quelques minutes de réflexion pour peser le pour et le contre d’aller à la poursuite des sites touristiques à l’est d’Antalya (Perge, Side, Aspendos) qui ne sont accessibles que par voies rapides et qui nous promettent un grand détour. Les images des agences de voyage sont sacrément tentantes mais nous nous ravisons car nous aurons de toute façon notre compte de vielles pierres entre Antalya et Fethiye.

Sous un grand soleil, nous parcourons les quelques kilomètres qui nous séparent de la guesthouse que nous avons réservée dans la vielle ville.

Petit tour par la plage :

Par le port :

Cette ville nous enchante par l’attitude relax des habitants et par sa beauté.
Nous n’y resterons qu’une nuit (la ville étant tout de même un peu onéreuse).

Vue de la guesthouse :

Le lendemain et le surlendemain, nous aurons la mauvaise surprise de nous rendre compte que comme le dit le bon vieux dicton: « tout travail mérite salaire », qu’on peut traduire en langage cycliste par « tout beau paysage mérite son lot de montées, de voies rapides et de mauvais temps ».

Nous avons le souvenir d’un vendredi maudit où l’on a maudit d’être des cyclistes qui avançons à 6 kilomètres par heure (autant marcher!) dans des montées sous une pluie battante et en se faisant repeindre les derniers morceaux secs de nos chaussettes par des voitures.

La route entre Antalya et Kulumca n’a donc rien de très excitant et nous serons bien contents d’en finir en arrivant à Cirali pour la visite de Chimaera (site situé à quelques kilomètres du village) sur le mont Olympos puis le site archéologique du même nom (enfin surtout sa plage…).

Chimaera, connu sous son nom antique « Yanartas » (qui signifie: « roche enflammée » en turc), est caractérisée par un feu éternel causé par des émissions naturelles de méthane (enfin jusqu’à épuisement du stock du gaz). D’après un guide local, les émissions de gaz étaient bien plus impressionnantes à leurs débuts c’est à dire il y a au moins 2500 ans.
De quoi faire des barbecues matin, midi et soir! Le rêve!

Sur la plage d’Olympos:

Ira, ira pas? (y est allé).

Les environs de Cirali sont magiques et nous nous trouvons un petit coin de paradis pour poser la tente à l’ombre d’orangers.

Il n’y a pas à tortiller, la Turquie c’est vraiment le top pour le camping sauvage!
Le lendemain, nous profiterons de montées qui montent encore pour nous fournir une bonne excuse pour nous arrêter et passer l’après-midi avec des biquettes.

Nous aérons nos affaires qui sentent un peu le renfermé et surtout très humides vu que la veille, Julien a fait tomber son vélo et toutes les sacoches dans un ruisseau et qu’il a fallu courir après car elles commençaient à être emportées par le courant… Un léger moment de panique!

Réveillée par les biquettes qui tentent de grignoter les arceaux de la tente!

Nous surveillons les charmantes bébettes pas très « fut-fut » qui prennent nos caleçons pour des branches d’arbres…

Sales bêtes!

Nous arrivons enfin dans le vif du sujet: soleil, eau turquoise, beaux paysages (ce pourquoi, nous endurons ce dur métier de cyclistes) et ancrons nos vélos à Finike pour deux nuits dans un hôtel sentant un peu le tabac froid mais très avantageux au niveau du prix et tenu par une famille très sympa: www.baykal.com.

Finike a l’avantage d’être moins touristique, d’avoir une plage exempte de baraques à frites et donc sauvage et d’avoir un joli port où sont réparés des bateaux de tous horizons (enfin avec un net penchant pour les horizons germaniques).

Avec une journée de repos et deux bonnes nuits de sommeil, nous sommes en pleine forme pour apprécier la plus magique des routes côtières arpentées jusqu’alors. Nous nous sentons en symbiose avec ce ruban de bitume qui ondule au bord de la mer.

Sur la route entre Finike et Demre, « the » panorama:

Après une trentaine de kilomètres, nous arrivons à Myra, appelée à présent Demre qui a été fondée au V ème siècle avant J-C (je ne vous apprends rien, j’en suis sûre). Nous avons en effet rendez-vous avec « Baba Saint Nicholas », un personnage pas mal apprécié des bambins pour l’arrivage de chocolat mais qui est également un saint important dans la religion chrétienne et qui fut évêque à Myra vers le 4ème siècle ap. JC.

Nous jetons notre dévolu sur le camping Andriake qui se trouve sur au à côté d’un petit port (port antique de Myra) au bord duquel hivernent une flopée gülets en bois qui transporteront les touristes d’ici peu.

Malgré une première impression de « cela fait longtemps qu’il nous pas vu un touriste », l’endroit s’avère être presque idyllique. La preuve en image:

Le bonheur est dans le thé :

Et dans les bateaux:

Quoique…

Le hic est que le roulement magique des vagues sur la plage est remplacé par le claquement d’une armée de marteaux réparant un bateau jusqu’à tard dans la nuit. Vers 2 heures du matin, Julien armé de son côté d’un ras-le-bol certain a fait rapidement comprendre que nous souhaitions vivement qu’ils changent de musique…Cela fait son effet sauf que nous voilà bien réveillés par cet épisode sonore.

Le lendemain matin (enfin vers 11h), nous partons à la rencontre du fameux baba et de ses nombreux fans japonais qui ne nous laisseront pas une minute de répit devant l’effigie (walt-disneyque) du saint!

Puis nous prenons un petit cours de grec en admirant les tombes rupestres percées dans la montagne et le magnifique théâtre de Myra.

Vas-y dodi, montre-leur tes derniers panoramas de folie:

Et les alentours:

Le soir, nous apprécions le barbecue surtout Julien lorsqu’il voit ses calamars frais se transformer en calamars fris sans même être passés par la case barbecue. Il ne manque que la guitare et les chansons de notre beau frère Bébert…

Au moment de se coucher, rebolote nous avons droit à un petit concerto de percussions sur le port. Je prends les devants en allant voir le jeune employé du camping qui fait apparemment son possible pour porter notre discours sans pour autant froisser la susceptibilté de ces grands gaillards (pas commodes les marins), mais qui réussira à les arrêter vers minuit.

Le lendemain, nous décidons de profiter d’un cybercafé très joyeux au centre-ville de Demre avec une ribambelle de gamins jouant en réseau, et qui a l’avantage de subir moins qu’ailleurs les coupures d’électricité de la journée.

Les vélos attendent leur prochain voyage. Prochaine étape Fethiye.

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Rencontre avec l’association TEGV à Nevșehir

Le lendemain, nous arrivons dans les locaux de l’association TEGV à Nevşehir, an avance sur notre rendez-vous, comme nous savons si bien le faire. Nous sommes chaleureusement accueillis par le staff, qui nous montre les bien belles installations de l’association: salle de lecture, tableau pour des cours d’échecs, salle d’arts plastiques, table de ping-pong, vidéoprojecteur…

Deux ou trois thés plus tard, les enfants arrivent et nous tâchons d’être rudement efficaces, vu que nous n’avons qu’une heure et demi pour présenter le projet et mener l’atelier d’autoportraits. Les enfants sont rudement sages et nous passons assez vite sur la présentation du parcours pour arriver rapidement au dessin.

Une fois les instructions traduites en turque, les enfants se mettent au travail, et avec l’aide des 4 animateurs qui nous accompagnent, nous donnons le p’tit coup de pouce nécessaire pour dissiper l’angoisse de la page blanche qui habite parfois les jeunes artistes.


Nous passons ensuite à la peinture, et là, il faut le dire, nous n’avons pas été très heureux dans le choix du matériel… La peinture n’est pas très couvrante et nous avons bien du mal à subvenir aux besoins des Picasso en herbe. Heureusement l’association avait mené un atelier de peinture la veille et on met à notre disposition les restes de peinture. Ouf… Louons tout de même l’ingéniosité et la flexibilité des enfants qui ne semblent pas plus gênés que ça d’avoir une couleur de peau franchement changeante au gré de la disponibilité des couleurs primaires. Chapeau! Et en plus tous les enfants arrivent à finir leur chef-d’œuvre dans les (courts) délais impartis; les enfants sont formidables.

Et voilà le travail!

La peinture même pas encore sèche, les enfants sont déjà repartis à l’école, et nous sommes conviés par l’équipe d’animation à partager leur repas. Pas de problème.

Place au spectacle:

Puis 2 des animateurs nous accompagnent à la poste – nous renvoyons en France des affaires d’hiver et les peintures (sèches désormais) des enfants, en vue de l’exposition que nous avons prévu de monter cet automne. Et enfin deux petits matchs de ping-pong viennent clôturer cette séance menée tambour battant et rudement efficacement grâce au soutien exemplaire de nos hôtes!

Il ne nous reste plus qu’à attendre 5 heures notre bus pour Antalya. Un café qui sert de petits thés à la pomme nous aide dans notre statique entreprise, nous nous voyons même offrir nos consommations par un voisin de table. Nous nous payons le luxe de faire la fermeture du café, ça ne nous était pas arrivé depuis longtemps! Une certaine déontologie me pousse à préciser que l’établissement ferme à 19:00…

Nous prenons ensuite le chemin de la gare de bus, toujours bien au frais en haut de sa colline, sous la pluie. Très sympa. Deux heures d’attente. Pas de souci. Egalisation du Besiktas contre je sais plus qui. 2 partout. Certains sautent de joie, d’autres pas du tout et Sophie s’en fiche. Le bus arrive. Chouette. L’employé chargé de mettre les bagages dans les soutes fait la moue et nous dit que les vélos ne rentrent pas dans les soutes. Imbécile. Nous nous en occupons nous même. Pas manchots les pédaleux. Un autre employé vient nous réclamer 10 Lires pour les vélos, nous acceptons. Voleur. Le même revient et nous demande 10 Lires de plus. Inconscient. Sophie lui fait rapidement comprendre qu’il n’aura pas son non-dû sans avoir en bonus une tarte-à-cinq-phalanges et que sa dignité s’en trouvera fort affectée. L’imprudent s’en va sans ses 10 Lires et le bus démarre, avec nos vélos, nos affaires et nos pommes dedans. Facile!

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Du 3 au 10 Avril : Quand on partait de bon matin… en Cappadoce!

C’est que nous ne sommes pas venus ici pour faire bronzette ! Nous quittons Göreme pour découvrir sa grande sœur (enfin grande c’est plus parce qu’elle se situe en hauteur et ça, on peut vous le confirmer car il y a une sacrée côte pour l’atteindre !).



Un petit coup d’oeil sur la vue dans la vallée:

Uchişar, c’est un peu le Saint Adresse pour Le Havre, c’est plus distingué, on n’y trouve pas de dortoir.

Heureusement, on y trouve Şişik qui tient la ‘Maison du Şişik’, ou ‘Kilim Pansiyon’ (www.sisik.com). La maison et la vue sont magnifiques, l’accueil est chaleureux, la nourriture est excellente. Nous conseillons vivement!

Et un cuisto d’exception:

Nous y séjournons 2 nuits, l’une avant la balade en Cappadoce, l’autre après, Şişik nous gardant certaines de nos sacoches bien au chaud. Et en plus, il a grand cœur, cet homme-là!

Au premier jour nous nous dirigeons vers la vallée de Zelve et ses rochers en forme de champignons.

Un petit arrêt à Cavuçin:



Deux, trios coups de pédales et hop, nous voilà arrives là où il y a tous les bus stationnés:



Belle pose Dod!

Nous empruntons de chouettes de petites routes vallonnées (les mêmes que les bus de touristes) avec des chouettes paysages. C’est vraiment une chouette journée, nom d’une chouette!

Allez vous insistez, un deuxième panorama home Vinot made, il est doué le ptit, non?



Puis nous plantons la tente entre Ürgüp et Mustafapaşa. Pas compliqué de trouver un emplacement de rêve dans la région!

Le lendemain, c’est pédalage et compagnie jusqu’à Mustafapaşa, charmant mais touristique petit village où habité par des familles grecques jusqu’après la première guerre mondiale et les accords de Lausanne (1923) qui régissaient des déplacements de populations entre la Grèce et la Turquie.



Les magnifiques portes:

Sans oublier mémé et son tracteur:

Il fait bien bon se boire un ou deux thés à une terrasse et planifier les prochains ateliers qui auront lieu une semaine plus tard à Nevşehir. Nous musardons un peu dans une petite vallée aux alentours et continuons notre bonhomme de chemin en direction du sud, non sans avoir changé une nouvelle fois la chambre à air de Sophie.
Nous pédalons de vallons en vallons, et hop, une merveille de lac artificiel s’offre à nous en contrebas de la route. Nous trouvons un charmant petit coin au bord de l’eau, où au vu des douilles laissées ici et là par des chasseurs, il vaut mieux être un cycliste qu’un canard. Du moins espérons-nous. Notre menu gastronomique « Chips – pain – feta – biscuits » frôle une fois encore la perfection et nous allons nous coucher à l’heure où quelques canards téméraires se risquent à faire coin-coin sur l’eau.


Au réveil, un bon petit déjeuner « Pain-feta-biscuits » nous met en cannes et nous avons tôt fait d’arriver dans la charmante et paisible (toute) petite bourgade de Cemil, au centre de laquelle trône une église que les « Grecs de 1923″, peut-être même des « Grecs de Lausanne » n’ont pas eu beaucoup le temps de profiter étant donné qu’ils venaient juste de l’achever…




Nous nous arrêtons dans une petite église 300 mètres après Cémil:



Nos vélos ruant dans leurs brancards à s’en faire péter les sacoches, nous ne tardons pas à reprendre la route. Nous ratons au passage des vestiges romains (« mais qu’est-ce qu’elle a bien voulu dire la vieille aux yeux bleus et aux chaussettes marrons dans ses sandales, qui se trouvait pile poil au niveau de l’intersection et qui nous indiqué le mauvais chemin ?! »).

Nous montons une vache de côte, au sommet de laquelle les fermiers du coin se trouvent des grottes dans lesquelles les fermiers du coin cultivent (ou entreposent?) des patates, et nous nous retrouvons sur un plateau où nous pique-niquons.

Pas très « Cappadoce tout ça mais très plaisant, surtout dans la descente qui nous ramène dans la plain et dans laquelle je porte mon record de vitesse à 80 km/h, avec sans doute une éphémère pointe à 80,5 non homologuée.

Nous continuons notre chemin sur une dizaine de kilomètres et arrivons dans les somptueux et envoûtants paysages autour du village de Soganli. Au menu: un petit village accroché à une colline (dont un pan se détachera dans la soirée d’ailleurs, sans faire vraiment de dégâts nous semble-t-il), deux vallées qui furent autrefois habités par un grand nombre de moines si l’on en croit la multitude de vestiges d’habitations dans les falaises environnantes (entre le 5ème et le 15ème siècle, est-il nécessaire de le préciser?).


Après une étude attentive du site, nous en avons scientifiquement conclu qu’il devait y avoir une saine émulation entre ces saints pères dans le choix de leur retraite, du genre « mon monastère est encore plus paumé dans la montagne que le tien », « oui mais moi je dois escalader une falaise avec les dents pour arriver dans ma chambre », ou « vous avez vu ma porte d’entrée comme elle est petite? J’me cogne la tête dedans en moyenne 3 fois par jour! ». Ou quand l’ermitage devient un sport. N’empêche les fresques dans les églises ont encore fière allure et les paysages sont propices à faire chauffer la cellule sensible de notre appareil photo.

Nous campons dans un coin de verdure tout bath, bercés par le cuicui des oiseaux. Le bonheur.






Nous prenons un bon petit déjeuner dans l’unique pension du coin, en compagnie d’un papi philatéliste, puis nous visitons les alentours avant de changer 2 fois de suite la chambre à air de Sophie. À se demander si nous n’endommageons pas la chambre à air à chaque fois que nous la montons sur la jante… A la fin de la boucle, c’est décidé, nous mettons un pneu neuf, ça ne peut pas faire de mal, surtout qu’l nous en reste un en stock. A noter la supériorité de la technologie allemande: les pneus Schwalbe dont je suis chaussé n’ont jamais connu les affres de la crevaison, à l’inverse des Michelin qui équipent Sophie. Et pourtant la balance ne joue pas en ma faveur…









Une bonne heure plus tard, nous voilà pédalant quittant ces vallées de rêve, cap à l’ouest vers Derinkuyu.



Nous remontons sur le plateau, et admirons un peu plus tard la belle lumière du soleil qui peine à transpercer certains gros nuages qui amènent la pluie ici ou là au loin. Très beau. Puis ici et là tout proche. Sublime. Sur nous en fait. Magnifique. Nous faisons halte rapidement dans le petit village de Tilkoy, où on peut trouver les vestiges d’un caravansérail, à en croire les cartes touristiques de la région. Oui. Bon. Les vestiges sont d’une telle ampleur que nous sommes passés 2 fois devant sans même tourner la tête.
Nous ne nous attardons pas devant ce non-monument et rebroussons la route sur un kilomètre pour planter la tente à l’ombre d’arbres fruitiers à l’écart de la route, avec la bénédiction du cousin du propriétaire venu inspecter son champ voisin.


Petite nuit sans souci et hop nous voilà à visiter la cité souterraine de Derinkuyu, qui servit d’abri aux habitants de la région en cas d’invasion mal intentionnée. Sa création daterait du 5ème siècle av. JC et qu’elle fut agrandie progressivement au début de la période byzantine : à partir du 5ème siècle ap. JC donc. Le site est assez surprenant avec pas moins de 8 niveaux, différents, une église, des écoles, un cimetière…




Nous remontons ensuite parmi les vivants et décidons de mettre le cap sur Nevşehir, où nous rencontrerons des enfants par le biais de l’association TEGV (Educational Volunteers Foundation of Turkey) pour un atelier de peinture 3jours plus tard. Une fois arrivée sur les lieux, nous nous empressons de monter la colline en haut de laquelle est juchée la gare routière pour nous enquérir des horaires de bus pour Antalya, puis nous nous dirigeons vers Uchişar et Göreme. Nous trouvons sur la route un petit champ pour nous accueillir le temps d’une nuit. Très bien très chouette.


Nous passons ensuite 2 nuits dans un chouette de camping à Göreme (http://www.dilekcamping.com/ ) pour combler une partie de notre retard sur le blog (le tri des photos d’Iran a été bien compliqué…). Nous profitons de l’accueil chaleureux dispensé par nos hôtes qui nous offrent régulièrement des thés ou nous laissent piqueniquer dans la salle de leur restaurant pour bien avancer. Faut dire que les autres clients ne nous ont pas dérangés: nous étions seuls.

Avant de quitter Goreme, nous faisons une dernière halte à notre endroit favori: le café des papis qui jouent aux cartes tout en sirotant un bon ptit thé pas cher.

Nous décidons ensuite de récupérer les sacoches que nous avons laissées à Uchişar chez Şişik, à la Kilim Pansiyon. Une fois n’est pas coutume, nous bénéficions de tarifs avantageux et mangeons comme des rois, merci Şişik!

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C’est parti pour la Turquie

La Cappadoce

Nous arrivons à 10 heures du matin sous la neige à Göreme, au cœur de la Cappadoce : spectacle de la roche en folie !

Göreme, c’est très beau et très touristique. Du tourisme plutôt classe, pour amateurs de troglodytude avec des chapelles qu’on qualifierait bien de byzantines. Beaucoup, beaucoup plus rustique que les mosquées iraniennes, pas un bout de mosaïque à se mettre sous la dent, mais tout aussi charmant.




Dès le dimanche, nous ne pouvons résister aux rayons de soleil qui tentent tant bien que mal de se frayer un chemin jusqu’à nous et partons à la découverte du Musée en Plein Air.




Puis nous nous baladons en direction de la vallée rouge.

Apparemment nous ne nous sommes pas égarés:

Le spectacle est impressionnant:






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Salut à toi Iran!

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Khodāfez Iran ! Mercredi 28 Mars au 10 Avril

Départ d’Ispahan, visite de Téhéran, train Téhéran- Kayseri

Nous quittons Ispahan de manière précipitée sous la pluie battante. Nous venons en effet d’apprendre que l’Iran est passée à l’heure d’été le weekend dernier… Il nous reste juste une heure pour atteindre la gare routière à 5 kilomètres. Mise à part une petite chute dans un buisson de ma part (Sophie) avec mon vélo (tout ça pour être aidée par un charmant iranien…), le trajet se déroule sans encombre !
Nous découvrons le luxe du bus VIP avec sièges inclinables, de nombreux gâteaux et thés offerts. Nous avons un peu de mal à trouver le sommeil et les 5 heures de route jusqu’au Sud de Téhéran nous semblent dramatiquement courtes… Vers 6 heures du matin, nous voilà frais comme des gardons, prêts à enchaîner la deuxième partie du plan, qui consiste à atteindre la gare ferroviaire en empruntant des voies rapides. Cela nous prend un peu de temps mais grâce aux indications des téhéranis qui paraissent amusés de nous voir, nous arrivons à nous dépêtrer de ces grandes artères et arrivons à la gare comme des fleurs avec 16 heures d’avance. Un record.
Un groupe d’employés des chemins de fer vient à notre rencontre et comme d’habitude, la suite des évènements nous échappe totalement, mais nous comprenons qu’ils cherchent à nous aider. Nous les suivons sans broncher en se regardant un peu goguenards. Ils s’agitent, téléphonent car apparemment ils cherchent une solution pour garder nos vélos la journée…
Nous tentons leur expliquer que nous n’avons pas prévu de visiter Téhéran et que nous préférons rester à côté de nos bicyclettes mais nos amis font la sourde oreille, il semble que nous n’ayons pas voix au chapitre. Finalement nos vélos sont placés dans un local technique d’une administration iranienne, dont nous ne connaitrons jamais le nom et dont l’emblème est subtilement orné d’une kalachnikov… Eh bien nous voilà avec seulement quelques maigres heures de sommeil dans les pattes et une douzaine d’autres à tuer face à une grande ville en pleine agitation qu’on avait pas prévu de visiter.
Bon bah nous visitons.
Nous décidons de commencer par le Musée National d’Iran dessiné par l’architecte André Godard (inconnu au bataillon en ce qui nous concerne) qui est un beau trait d’union avec la visite de Persepolis puisqu’il présente une collection d’objets et statues provenant du site.

De bien belles vieilleries, dont une collection de poteries datant de plus de 5000 ans à couper le souffle (des amateurs du genre).


Reprenant notre souffle, et après un kebab bien mérité, nous nous rendons au joli Park-e Laleh dans lequel se trouve le Musée d’Art Contemporain. Il y a encore quelques années on y trouvait paraît-il une des plus belles collections de d’art moderne du Moyen-Orient (des Picasso, Matisse, Monnet, Miro, Warhol, Pollock … à plus savoir quoi en faire) , mais pas de bol le gouvernement actuel les a remisés dans les caves. On conseille la dernière salle avec des dessins satyriques d’actualité, et la visite du jardin avec un Homme Qui Marche de Giacometti.
Nous terminons notre balade par l’époustouflante Tour Borj-e Azadi qui a été érigée par le Shah Mohammed Reza en 1971 pour fêter le 2500ème anniversaire de l’empire persan (on imagine la taille du gâteau…) mais qui est surtout célèbre pour avoir ensuite été le lieu de rassemblement des opposants à ce même shah pendant la révolution islamique en 1979.





Chouette architecture moderne dont on admire les subtilités de l’intérieur en montant à la plateforme panoramique.




Vue d’en haut:



A l’intérieur, nous nous retrouvons face à un prodige du piano:

Retour à la gare, longue attente, enregistrement des bagages et des vélos (on nous fait cadeau une fois de plus des frais pour les excédents de bagages). Vers 23h, nous faisons nos adieux à ce beau pays et tombons de fatigue dans les couchettes du compartiment que nous partageons avec deux iraniens.

Le lendemain, la journée est marquée par un long arrêt à Tabriz (vérification de tous les sacs) et par des contrôles de passeports par des policiers iraniens puis turcs. Le passage de la douane se fait en douceur. Les douaniers sont d’ailleurs un peu embêtés avec nous car ils ne savent pas trop quel tampon mettre sur notre passeport. Et nous, non plus !
Rencontre avec des paysages turcs très prometteurs:

Le soir, après que nous avons demandé 5 fois à notre voisin de nous expliquer dans un anglais hésitant mêlé de beaucoup d’iranien la suite des événements, nous comprenons que nous ne dormirons pas dans une couchette mais que nous prendrons un bateau de Van à Tatvan à minuit et que nous arriverons à l’aube…c’est parfait comme horaire, ça !
A minuit donc:

Nous passons la journée suivante à trier des photos et à dormir, hein, forcément ! Surtout lorsqu’on sait que l’arrêt à Kayseri est prévu à 4heures du matin.
Pas de bol à l’arrivée, une bonne pluie glaciale nous attend et la gare routière qui devait se trouver à 500 mètres de la gare ferroviaire se trouve désormais à 7 kilomètres. Le pauvre Julien qui devait faire un simple repérage de quelques minutes pour acheter les tickets est bon pour 21 kilomètres de vélo humide… Sympa la Turquie!

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